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Retour sur Scène 2.0


Rétrospective vidéo du premier opus : Scène 2.0


Pour revivre en quelques minutes la conférence Scène 2.0 qui s'est déroulée le 22 mars 2011
au CCO c'est juste ici avec une réalisation Etr-ange Production.

Et là !



On se retrouve l'an prochain pour vous présenter "Live 2.0", une journée dédiée à l'apport des arts numériques sur la scène des musiques électroniques !
Le théâtre est toujours un objet virtuel et réel en même temps, une réalité hybride, tout comme l’image de synthèse.” (Olivier Goetz et Jean-Marc Leveratto, L’objet virtuel au théâtre)

A l’aube du 3ème millénaire, le spectacle vivant jouit d’une scénographie tant innovante, surprenante, qu’extravagante. Parallèlement au développement exponentiel des nouvelles technologies, voit le jour une création artistique marquée par un renouvellement des pratiques et des intentions esthétiques où le virtuel vient confronter le réel. A noter que l'on entend par nouvelles technologies dans le champ artistique, les différents outils mis au point grâce aux sciences électroniques, informatiques et plus récemment “multimédias” (Créations vidéo et lumière, incrustation vidéo, 3D, Vjing, light painting…). Ces techniques novatrices ont permis une évolution de l’interaction de l’image et du son, de l’image et des corps, en élargissant le champ des possibles.





De plus, les nouvelles technologies, parfois immersives, semblent avant tout un médium, une passerelle vers une autre théâtralité, celle d’une réalité augmentée favorisant l’interaction entre le spectacle et son public. La création numérique apporterait ainsi plus de virtuel, pour plus de réel. Qu’impliquent donc, ces possibilités virtuelles dans la réception d’une œuvre par le public ? Y a-t-il identification, distanciation, répulsion ? Confronté à de nouvelles possibilités: une pièce de théâtre sans comédien, un spectacle sans lumière, un temps présent distendu, une superposition du réel et du virtuel... L’espace symbolique gagne-t-il en transcendance ? A l’inverse, l’avènement des nouvelles technologies ne dénature-t-il pas le spectacle vivant ? Enfin, les arts numériques participent-ils d’une “esthétique de l’efficacité”? L’ apport de plus en plus fréquent, des technologies numériques dans le champ de la création artistique nous invite à repenser l’art et ses frontières mais également nos perceptions et compréhension du monde.
Les problématiques soulevées par les innovations technologiques lors de prestations scéniques suscitent le débat. Nous sommes alors convaincus de la nécessité de parler et faire parler sur le sujet, en confrontant les positions de spécialistes.





Franck Laroze
, Joris Mathieu, Maude Ligier, Guillaume Gherrak et Pj Pargas seront les invités de la conférence "Scène 2.0" qui se déroulera au CCO de Villeurbanne dans le cadre du festival Théât'Réalités et réfléchiront à l'apport des nouvelles technologies dans le champ du spectacle vivant. A partir de l'expérience professionnelle et artistique des intervenants, nous chercherons ainsi, à retracer l'évolution esthétique de l'espace scénique et de la pratique artistique. 


Remerciements
En partenariat avec le Cco Jean-Pierre Lachaize de Villeurbanne et l'association Etr-ange Production.
Avec le soutien financier du Service Culturel de Lyon 2 et du master 2 Pro "Développement culturel et Direction de projets".
Un grand merci à Jean-Damien Collin, directeur du développement culturel au Conseil géréral du Territoire de Belfort et à Célia Sarzeaud, responsable administrative du Master DCDP.

Partenaires




 




 















Guillaume Gherrak

http://guillaumegherrak.canalblog.com

Vidéaste et scénographe, Guillaume Gherrak axe sa réflexion sur l’interaction entre espace et images abstraites dans ses créations vidéos et centre sa problématique sur la vidéo comme source de lumière, considérée comme composante essentielle et médium. Il rejoint David Bobée et la Cie RICTUS en 2004, pour laquelle il met en exergue ses recherches dans les créations “Fées” ou “Cannibales” et avec le metteur en scène Médéric Legros pour la pièce “Bordeland” et la création “Manque” de Frédéric Deslias d’après le texte de Sarah Kane.
En 2009, Guillaume Gherrak fait construire les plus grands miroirs de renvoi jamais construits, par l’entreprise “Like a mirror” afin de créer une image de 15 mètres de large en rétro-projection pour la pièce “Nos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue”. C'est aussi, pour lui, l’occasion de travailler sur la prise direct de cameras et les effets numériques en temps réel.





Par ailleurs, son installation-performance “Réalité ajoutée” en collaboration avec le danseur Alexandre Leclerc traite la notion de corps et de la relation sensuelle à l’autre plongée dans le concept de réalité augmentée. Enfin, la dernière création de la Cie RICTUS nommée “Hamlet” met en lumière différentes recherches effectuées sur les matériaux et les projecteurs à très fort contraste.

 



Joris Mathieu

http://www.compagnie-haut-et-court.org

Après avoir fait des études supérieures (maitrise en arts du spectacle) Joris Mathieu fonde la Compagnie Haut et Court à Lyon en 1998. Au cours de ces dernières années, l'identité artistique de Haut et Court devient très claire et permet à Joris Mathieu d'affirmer des projets ambitieux dans leurs dimensions poétiques et littéraires comme dans leurs développements technologiques. Avec "Des Anges mineurs" puis "le Bardo", il entame un compagnonnage avec l'auteur Antoine Volodine, une des figures centrales de l'écriture contemporaine en France. Se revendiquant clairement théâtrales, les formes qu'il produit mêlent intimement image, littérature, illusions d'optique et musique, nouveaux médias et machinerie traditionnelle. Cette écriture singulière s'adresse à tous les sens du spectateur.





Implantée à Lyon, la compagnie a présenté son travail dans de nombreuses salles en Rhône-Alpes (Théâtre de la Croix-Rousse, Comédie de Saint-Etienne, Les Subsistances, T.J.A...). Son dernier projet, "Le Bardo" a été présenté à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon pendant le Festival d'Avignon 2010.



Crédit: Nicolas Boudier
Par ailleurs, le rayonnement de Haut et Court s'affirme de plus en plus : compagnie associée à la scène nationale du Creusot, résidence à la scène nationale de Sète, compagnonnage à la Comédie de Caen, nombreuses coproductions (Comédie de Saint-Etienne, Comédie de Caen, Scène Nationale de Cherbourg, Scène Nationale d'Alençon, T.U de Nantes...),tournées d'envergure et implantation dans le réseau des arts numériques.
Enfin, Joris Mathieu est intervenu comme professeur de scénographie à l'Université de Lyon 2 et il enseignera à la comédie de Saint-Etienne à partir de la saison 2011/2012.



Pj Pargas

http://www.pjpargas.com

Compositeur, designer et vidéaste, PJ Pargas est diplômé des Beaux arts et expérimente, depuis la fin des années 90, l´interaction entre le visuel et le sonore.

Indépendant il concilie travaux de commande  et activité artistique.
 En 2001, il contribue à la fondation de DopeBase, plate-forme lyonnaise de musiques électroniques, au sein de laquelle il concrétise plusieurs projets collectifs et personnels (Album, performance, installation…). Il multiplie depuis, les collaborations avec des artistes et collectif d’univers et de disciplines variés.





PJ pargas travaille les rapports de tension entre les matériaux rythmiques, mélodiques et visuels tout en cherchant les moyens d’une écriture simultanée, à l’image de son “projet_M.T.” en collaboration avec La mèche (VJ)  ou de sa "Boite à musique 2.0b" avec la chorégraphe Delphine Gaud, “Sacred” en 2009 ou encore “la métamorphose des cerises” au côté de Kilina Crémona en 2010 dans lesquelles il introduit la notion de participativité et d’interdisciplinarité.





En marge de la diffusion de ses projets et de ses différentes démarches artistiques,
il réalise depuis 2006 des ateliers de  création numérique au sein d’école, de collège ou de collectivité. Il intervient, également, en tant qu'enseignant au sein du Master 2 Professionnel MAAAV à l'Université Lyon 2 et fait partie du collectif Silent move animé tant par la production sonore que par la performance.



Maude Ligier



Historienne de l'art et commissaire indépendante, Maude Ligier mène ses recherches sur le dialogue Art et Technologie notamment au travers de l'oeuvre du plasitcien Nicolas Schöffer.

Chargée de cours à l'Université de Technologie de Belfort Montbéliard, elle a enseigné pendant 3 ans le séminaire “Technologies numériques, création artistique et ingénierie culturelle” tout en préparant sa thèse sur l'oeuvre de Nicolas Schöffer à l'Université de Paris IV-Sorbonne.

Elle a été amenée à donner des conférences en France : Upgrade-Paris (Festival Mal au Pixel), Atelier de Recherche sur l'Intermédialité et les Arts du Spectacle, (INHA,Paris), mais aussi à l'étranger: l’I.C.O.H.T.E.C (International Committee for the History of Technology, Leicester) ou Replace07 (Berlin). En tant que commissaire sa dernière exposition intitulée “Demandez le programme” s'est tenue en 2010 à l'Espace Multimédia Gantner.
Ouvrages de Maude Ligier

- “Nicolas Schöffer, un artiste face à la technique”, Cahiers de RECITS, n°4, 2006, UTBM

- Co-auteur du numéro spécial “Nicolas Schöffer, Ballets de lumières”, Hors Série n° 245, Connaissance des Arts, mai 2005

- Auteur de la MONOGRAPHIE, “Nicolas Schöffer”, Les Presses du Réel, Dijon, juin 2004, 288p.

- Auteur de la notice consacrée à Herbert List dans le catalogue d’exposition Vues d’architecture, musée de Grenoble, 2002




Franck Laroze

http://www.evidenz.fr

Né en 1966, Franck Laroze est auteur, metteur en scène et artiste des nouvelles technologies. Son travail interdisciplinaire de poète dramatique engagé, confrontant sa pratique de l’écriture aux nouvelles technologies appliquées au spectacle vivant, explore les enjeux biopolitiques du monde contemporain. Son écriture théâtrale entre poésie et liturgie s’inscrit dans une recherche de “nouvelles textualités” et d’une écriture de plateau propre au théâtre postdramatique (voir presse).


"Espaces indicibles, Cie Incidents Mémorables, Théâtre National de Strasbourg, 2007 - Tous droits réservés"

Franck Laroze est également essayiste et s’est investi dans l’évolution du droit d’auteur à l’ère numérique en concevant le rapport Pour une solution équitable lors des débats DADVSI (2006), ainsi que dans la réflexion autour des enjeux des nouvelles technologies appliquées au spectacle vivant (projet Pour un théâtre du 21° siècle), et participe régulièrement à des colloques & conférences en rapport avec ces sujets.

Au théâtre, il a cofondé avec Georges Gagneré la Cie Incidents Mémorables (nouvelles écritures scéniques en temps réel) qui a créé plusieurs de ses textes dont Huntsville, l’Ordre du monde (au Théâtre Gérard Philipe/CDN de Saint Denis, 2001), et assuré la dramaturgie d’Espaces indicibles (La Filature, Scène nationale de Mulhouse et le Théâtre National de Strasbourg, Musica, 2007). Cette Cie a développé plusieurs logiciels de spectacles avec l'aide du Ministère de la Recherche et du LIMSI/CNRS tout en assurant des cours de régie multimédia à l'école du Théâtre National de Strasbourg.





Franck Laroze a aussi conçu la manifestation de poésie électronique éleKtropoétiK (Rendez-vous électroniques, Centre Pompidou et CICV, 2000), et dirige EvidenZ, structure de production de nouvelles textualités numériques avec laquelle il a créépoetiK politiK Koncept (Théâtre Molière, Maison de la Poésie, 2005), produit le vidéopoème Des unis vers (DVD, éd. Incidences, coll. Le point sur le i, #11, 2007) et la création radiophonique Bribes sans-abri (France Culture, Atelier de création radiophonique, 2009). Il est publié chez divers éditeurs dont Sens & Tonka (éditeur de Jean Baudrillard).


Ouvrages

- “Minimes jetées au vent”, aphorisms, éditions Sens & Tonka, 2002 -"Les Sourates libertaires”, poèmes, éditions Sens & Tonka, 2000 - “Huntsville, l’Ordre du monde”, théâtre, editions du Laquet, 2001 - Passions civiles, entretiens avec Valérie Lang & Stanislas Nordey, en collaboration avec Yan Ciret,la passé du vent, 2000 - Huntsville, la honte du monde, élégie, Bérénice,1998


Article

- “Pour un Théâtre du 21ème siècle”
Le texte "théâtre du 21° siècle" a été repris en Suisse et sur le site du Ministère de la culture du Québec

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